Je me souviens 

 

 


 Avant 1872,

le syndicalisme était illégal. Cela n’empêchait pas les ouvriers qualifiés de faire des grèves pour for­cer les patrons à améliorer leurs conditions de travail assez misérables. La semaine de travail était de 84 heures.

 

 

Au début du siècle 

8   Les gens travaillaient 64 heures par semaine pour des salaires de crève-faim. 50% du salaire était consacré à la nourriture.

8   Il n’y a pas de secteur public car ce sont les communautés religieuses qui s’occupent des hôpi­taux et des écoles. Leur salaire est moindre que celui des ouvriers.

 

En 1872, la légalisation ders syndicats

Une grève importante chez les ouvriers d’imprimeries a lieu à Toronto occasionnant l’emprisonne­ment de plusieurs.  Le Premier ministre McDonald décriminalise le syndicalisme afin de nuire à son adversaire, propriétaire d’une imprimerie.

 

 

 

Dans les années 1930

8   Crise économique, congédiement, chômage élevé.

8   Les syndicats accusent un recul et les salaires diminuent de 40%.

8   Laure Gaudreault crée le premier syndicat d’institutrices rurales en 1937.

 

Discrimination 

Dans la première moitié du XX siècle, il y a une forte discrimination entre les femmes et les hommes ainsi qu’entre le milieu urbain-rural  et les laïcs-religieux dans l’enseignement.

 Salaire annuel du personnel enseignant à l’élémentaire

1910
1940
1965
urbain
rural
urbain
rural
urbain
rural
Homme
400$
300$
1544$
690$
5297
4651
Femme
202$
136$
704$
311$
4138
2945

 

 

1940-1960 « Les trente glorieuses »

8   Le Québec vote sa loi sur les conventions collectives car depuis 1937, ce sujet est de juridiction provinciale

8   Premières dispositions de la formule Rand entre en vigueur : tout employé qui bénéficie des conditions obtenues par le syndicat doit payer une cotisation au syndicat.

8   Amélioration significative des conditions de travail. Taux de syndicalisation de 30%

 

 

 

Syndicalisme et Révolution tranquille  

(« Maître chez nous » de Jean Lesage)

Courant politique et social où le Québec se dote de plusieurs services publics d’où l’arrivée massive d’employés dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

En 1964, introduction du Code du travail qui octroie le droit de grève des employés de l’État (pour les enseignants et les fonctionnaires, ce sera un an plus tard)

 

 

Évolution de la CSQ

1945         CIC, Corporation des instituteurs et institutrices catholiques de la province de Qué­bec

1967         CEQ, Corporation des enseignants du Québec

1974          CEQ, Centrale de l’enseignement du Québec (inclusion de d’autres groupes que les ensei­gnants.

2000          CSQ, Centrale des syndicats du Québec

 

 

 

Syndicalisme et assurance-maladie

Les syndicats ont souvent été à l’avant-scène pour la défense des intérêts de la population. C’est grâce à l’appui des 3 grandes centrales syndicales si M. Claude Castonguay a pu instaurer le régime d’assurance-maladie et contrer le lobbying des assureurs et l’opposition des autres politiciens.

 

 

Années 1970 : Rattrapage et gains syndicaux

8   Obtention des premiers congés de maternité à la fin des années 1970

8   Vacances de 4 semaines pour l’ensemble des syndiqués.

8   Rattrapage avec les conditions salariales des collègues ontariens

8   1977 : Formule Rand obligatoire

8   1979 : Loi sur la santé et sécurité au travail avec CSST

 

Front Commun (1972)

Les syndiqués des 3 grandes centrales (CSQ, FTQ, CSN) revendiquent un salaire minimum de 100$ par semaine pour tous.

Les syndiqués défient la loi du gouvernement libéral Bourassa et les 3 chefs syndicaux sont empri­sonnés.

Cette lutte a amené la société québécoise à évoluer et à mettre en place des mesures sociales plus justes.

 

 

[Tiré de la session « Histoire du mouvement syndical québécois » de Jean François Piché, CSQ]

 

Permanence chez le personnel professionnel

La permanence apparaît pour la première fois dans la convention collective couvrant la période de 1975 à1979. Elle s’applique aux professionnelles et professionnels réguliers à temps plein (100%) ayant deux années complètes de service continu. Au 1er juillet 1987, la permanence est étendue au personnel régulier dont la semaine régulière de travail comporte un nombre d’heures égal ou supérieur à 75%.